Mars bleu : dépistage du cancer colorectal

Mars Bleu est le mois dédié à la sensibilisation au cancer colorectal et à son dépistage.

Rappelons que, chaque année, ce cancer touche plus de 43000 personnes en France, soit environ 120 personnes diagnostiquées chaque jour.

95% des cancers du côlon sont diagnostiqués à partir de l’âge de 50 ans chez les hommes comme chez les femmes.

Lorsqu’il est détecté ou diagnostiqué précocement, il peut être guéri dans 9 cas sur 10.

En France, pour les patients ou patient(e)s âgé(e)s de 50 à 74 ans, sans symptôme et sans antécédent de cancer colorectal (personnel ou familial), l’Assurance Maladie propose gratuitement un autotest immunologique tous les 2 ans.

Malheureusement, en France, seuls 33% des personnes concernées participent à cette campagne de dépistage.

Pourtant, ce test est simple, indolore et rapide (2 à 3 minutes), basé sur un recueil d’un échantillon de vos selles chez vous

Vous pouvez vous procurer gratuitement un kit de dépistage : 

– sur internet à l’adresse suivante : monkit.depistage-colorectal.fr

– en pharmacie, avec la carte vitale

– lors d’une consultation chez votre médecin traitant.

La suite nécessite un envoi postal gratuit grâce à une lettre pré-affranchie au plus tard 24 heures après la réalisation du test et le tour est joué.

Le résultat vous est transmis dans les 15 jours suivants.

SI ce test s’avère positif (54% des tests), une coloscopie vous sera proposée

Attention ! 

– En cas de sang dans les selles, de modification du transit intestinal et/ou de perte de poids inexpliquée, une consultation chez un médecin spécialiste est nécessaire !

– si vous avez des antécédents personnels ou familiaux, informez et parlez-en à votre médecin.

– si vous avez plus de 74 ans et êtes en bonne santé, demandez à votre médecin de bénéficier d’un suivi individualisé.

Le dépistage du cancer colorectal, on en parle beaucoup en mars mais on peut le réaliser toute l’année, quelque soit la saison ! Donc à vous de participer !

Parlez en autour de vous !

Et surtout, n’hésitez pas à prendre soin de vous et de vos proches qui ont entre 50 et 74 ans !

Alcool et cancer

L’alcool peut provoquer des maladies digestives, neurologiques ou cardiovasculaires, des cancers et des troubles cognitifs.

Focus sur le risque de cancer lié à l’alcool

Sur la base des données de la population en 2010, le nombre de nouveaux cas attribuables à la consommation d’alcool a été évalué en 2020.

741 300 de tous les nouveaux cas de cancer en 2020 étaient attribuables à la consommation d’alcool. Ces cancers concernaient majoritairement les hommes avec 568 700 des cas de cancers. Les principaux cancers étaient les cancers de l’œsophage (189 700 cas), du foie, (154 700 cas) et du sein (98 300 cas).

Selon la quantité d’alcool consommée en moyenne par jour :

  • consommation excessive d’alcool (>60 g par jour) : 346 400 cas 
  • consommation à risque (20-60 g par jour) : 291 800 cas
  • consommation modérée d’alcool (<20 g par jour) : 103 100 cas, 
  • consommation faible (<10 g par jour) : 41 300  cas

D’après Rumgay et al. Global burden of cancer in 2020 attributable to alcohol consumption: a population-based study, The Lancet Oncology 2021.

Quantité d’alcool selon la boisson

N’oubliez pas, la consommation d’alcool, c’est toujours avec modération ! 

La perte de poids réduit-elle le risque de cancer du colon ?

Dernièrement, nous avons organisé deux E-conferences axées sur l’obésité & le cancer du colon. Ces deux pathologies ont fait l’objet d’une communication afin :
1/ de sensibiliser la population générale
2/ de mieux maitriser leur risque
Nous souhaitons vous rappeler par une brève scientifique qu’il existe un lien entre ses deux affections. Il est couramment admis que le surpoids est associé au cancer du colon.

La perte de poids réduit-elle alors le risque?

C’est ce que met en lumière cette étude française, basée sur les données de la sécurité sociale, ayant concerné plus d’un million de personnes suivies 6 années environ dont 74 000 ayant eu une chirurgie de l’obésité (sleeve gastrectomie, anneau et bypass gastrique, techniques permettant une perte de poids importante).
Grâce à une chirurgie permettant de perdre de façon importante du poids, les patients ayant souffert d’obésité partagent le même risque de cancer du colon et du rectum que la population générale, alors que pour les patients obèses qui n’ont pas de chirurgie bariatrique, le risque est supérieur de 34% à celui de la population générale.

Le bénéfice de la perte de poids concerne aussi les polypes du colon et du rectum, et le bénéfice est plus marqué pour les chirurgies de type sleeve et bypass gastrique.
Il est donc permis d’espérer que perdre du poids entraine une diminution du risque de cancer colon!
Alors à vos assiettes et à vos baskets !

PANACH compte sur vous ! Voici quelques astuces !

Références :
Colorectal Cancer Risk Following Bariatric Surgery in a Nationwide Study of French Individuals With Obesity.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32159744/
Bailly L, et al. JAMA Surg. 2020

Pourquoi inscrire vos enfants & adolescents à une pratique sportive ?

Cancer du colon & activité physique : pourrait-on prévenir la maladie dès l’adolescence ? Nos collègues américains ont récemment publié dans l’excellente revue British Journal of Cancer, une étude  épidémiologique tentant de répondre à cette question : est ce que l’activité physique pendant l’adolescence diminue le risque de cancer du colon ? 

Cela est clairement démontré chez les adultes, mais qu’en est il des plus jeunes ?  

En 1997, 28 250 femmes ont rapporté leur activité physique au cours de leur adolescence. 2 373 cas d’adénome du colon (lésion précédent le stade de cancer) sont survenus chez ces patientes au cours de leur vie. 

Il apparaissait que, plus elles avaient pratiqué au cours de leur jeunesse, moindre était leur risque de cancer ! Cet effet préventif s’ajoute à la pratique de l’activité physique à l’âge adulte ! Par exemple, si les femmes pratiquent de l’activité physique intense à l’adolescence, elles diminuent le risque de cancer de 25% et si, en plus, elles en pratiquent de façon importante à l’âge adulte (soit la moitié environ de ce qu’elles pratiquaient par le passé), elles diminuent ce risque au total de 40%. 

Encourageons nos jeunes à avoir une bonne hygiène de vie ! Agissons tôt, aidons les jeunes à prendre soin de leur santé !


Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31114018/

Enrichir son alimentation en protéines pendant le traitement d’un cancer

On dit souvent à nos patients à risque de dénutrition et de diminution de la force musculaire : mangez plus de protéines !

Pourquoi ?

Lorsque vous perdez du poids en situation de maladie, c’est aussi aux dépends de votre muscle, et c’est d’autant plus vrai que la perte de poids est rapide et que l’âge est plus élevé.
Pourquoi souhaitons-nous que votre muscle soit en bonne santé ? Pour rester « bien portant », que les activités du quotidien et de loisir soient possibles, que votre qualité de vie soit bonne, que les traitements de la maladie aient moins d’effets secondaires.

Imaginez que les protéines soient les briques d’une maison… il faut qu’elles soient solides face à la maladie !

Où trouver les protéines ?

Il vous est parfois prescrit des compléments nutritionnels, certains adorent, d’autres détestent…Il est raisonnable de les tester. Parfois on donne de la poudre de protéines, qui est une bonne aide pour « enrichir » son alimentation habituelle, on vous donnera des idées de recettes et d’utilisation.

Mais il y a aussi les protéines de l’alimentation : viandes, poissons, œufs, charcuterie, produits laitiers. Il y a aussi des protéines végétales : il existe des protéines dans toutes les céréales comme le riz complet, le quinoa, et encore plus dans les légumineuses (légumes secs). Cette source de protéines est cependant moindre et risque d’être insuffisante pour atteindre les apports recommandés.

Concernant la viande et même le poisson, parfois la cuisson peut entraîner un dégoût, essayez les crus et assaisonnés ! Pour les patients pris en charge pour une leucémie ou un lymphome, les aliments crus ne sont toutefois pas recommandés.

Attention, un steak de 125g, ce n’est pas 125g de protéines, c’est 25g de protéines !

Quelques exemples

 Protéines (g)
Steak de bœuf de 125g25
Canard 100g20
Foie de veau 1 tranche20
Jambon blanc 1 tranche8
Jambon cru 100g30
Pavé de cabillaud 150g22,5
Saumon 100g22
Thon cru 125g30
Comté 30g8,4
Camembert 30g6
Yaourt5,6
Kiri6
Babybel5
Lentilles 100g7,5
Œuf6
Petits suisses (2)10
Fromage blanc 100g8,5
Lait 100ml3,2
Protifar 1 dose de 2,5g2,2
Whey 1 dose de 20g18

Combien en prendre ?

On préconise souvent des apports équivalents à 1,5g par kilogramme de poids (exemple : si vous pesez 60kg, il faut atteindre 90g de protéines par jour). Attendez l’approbation de votre médecin pour suivre cette recommandation.

Quand les prendre ?

Le mieux pour que votre muscle prenne des forces, c’est qu’il « mange » très régulièrement et qu’il soit régulièrement mis en action.

·        Répartissez les apports sur chacun des 3 repas en apportant des protéines à chaque repas.

·        Ne sautez pas de repas.

·        Des collations en matinée, l’après-midi, peuvent être utiles si vous ne consommez pas assez de protéines pendant les 3 repas. Par exemple, c’est aussi une bonne idée que de prendre un apport de protéines au coucher.

·        Un complément nutritionnel oral peut être pris au moment des collations ou au coucher.

·        Evitez un état de « jeûne » prolongé pour le muscle.

Et quand on fait des exercices de renforcement musculaire, quel est le bon moment pour nourrir son muscle ?

Après l’effort, le muscle doit se « reconstruire », il est avide de nutriments et il va absorber les protéines, d’autant plus s’il reçoit également des glucides. Cette fenêtre pour nourrir le muscle dure 30 minutes après l’effort. Les idées de collation après effort sont présentées dans le livret PROGRES de Nathan (veuillez nous contacter pour obtenir le livret d’activité physique PROGRES).

Avant l’effort ? Privilégiez un apport de glucides pour que votre effort soit efficace et bien vécu, un fruit ou une barre de céréales c’est très bien.

Exemple Mr G, 72 ans, ancien cycliste de très bon niveau, se prépare à avoir une gastrectomie totale après avoir eu des séances de chimiothérapie, correctement tolérées, avec un poids maintenu constant. En vue de la chirurgie (3 semaines de répits), il pratique 1h30 d’activité physique par jour, 1h d’endurance et 30 minutes de renforcement musculaire sur les conseils de Nathan. Il prend une collation au réveil : banane, pomme, 2 cuillères de colza, 1 cuillère de miel, 20g de flocons d’avoine puis il pratique son sport 1 heure plus tard, et prend un petit déjeuner après l’effort assez protidique : Pain, jambon 1 tranche, fromage 30g ; parfois 2 oeufs à la place du jambon et fromage.

Les Idées de repas comportant un bon apport de protéines

20-30g de protéines

  • côté salade
    • salade de lentilles et saumon fumé/100g et son assaisonnement colza/huile
    • 1 fruit frais
  • côté viande rouge
    • salade verte
    • tartare de bœuf (une part, 125g de viande rouge)
    • pain ou pommes de terre en accompagnement
    • salade de fruits au basilic
  • côté œufs
    • omelette 3 œufs
    • 30g de fromage râpé
    • pain
    • salade et son assaisonnement colza/huile
    • 1 fruit frais
  • côté poisson
    • recette comportant 100g de cabillaud et son assaisonnement huile d’olives
    • 100g de riz cuit
    • légumes ou crudités
    • 2 petits suisses et une compote
  • côté veggie
    • une tomate, du basilic frais avec 1 c à soupe d’huile d’olive, un peu d’ail frais
    • une demi-mozarella (voire une entière !)
    • 1 part de cake protéiné (voir recette ci-dessous)
    • 1 fruit frais
  • côté petite faim
    • 1 tranche de jambon blanc
    • quelques tomates cerises
    • 30g de quinoa (30g cru
    • 2 petits suisses ( avec sucre ou miel)
    • 1 poire
  • côté soupe
    • soupe courgettes, lentilles corail et coco version enrichie en protéines ou soupe de pois cassés version enrichie en protéines
    • 1 fruit
  • côté petit apéro
    • quelques crudités
    • une part de tortilla
    • une tartine de rillette de thon
    • un peu de charcuterie
    • un dessert au choix

30-40g de protéines

  • côté chili
    • une part de chili con carne
    • riz (50g cru, 120g cuit)
    • gruyère 25g
  • côté viande
    • Recette comportant 100g de poulet
    • 100g de polenta
    • 30g de fromage
    • 1 fruit
  • côté poisson
    • 150g de cabillaud avec une tranche de lard
    • 150g de petits pois
    • 50g de pain
    • 1 fruit
  • côté frais
    • 125g de carpaccio de bœuf avec 1 cuillère d’huile d’olives, sel, poivre
    • 30g de parmesan
    • salade verte
    • pommes de terre à l’huile d’olives ou pain
    • ananas ou sorbet
  • côté Oméga
    • salade de lentilles et saumon fumé (100g au moins)
    • 100g de fromage blanc, coulis de fruits
  • côté Provence
    • sardines provençales, une part
    • 100g de Riz (cru)
  • côté soupe
    • soupe courgettes, lentilles corail et coco version enrichie en protéines ou soupe de pois cassés version enrichie en protéines
    • 30g de fromage
    • 1 fruit

Plus de 40g de protéines

  • côté poisson
    • quinoa (cru 50g)
    • pavé de saumon 140g
    • haricots verts ou autre légume
    • tomme de Savoie 30g
    • 1 tranche de pain
    • huile d’olive 10g (une cuillère)
    • 1 fruit de la passion
  • côté viande blanche
    • une part de crudités en entrée
    • sauté tendre de dinde , lait de coco (150g de viande)
    • 100g de Nouilles de riz (crues)
    • smoothie aux fruits exotiques
  • côté salade
    • salade César PANACH avec ses petits pains suédois (voir recette ci-dessous)
    • salade de fruits

La Salade César PANACH

Plate with chicken salad on table

Pour 1 part :

  • de la salade romaine (à volonté)
  • ¼ d’oignon rouge
  • des tomates cerises
  • 80g de filet de poulet coupé en petits morceaux revenus doucement dans une poêle
  • 50g de râpé de jambon fumé
  • 1 œuf cuit mollet
  • 30g de parmesan en copeaux
  • 3 petits pains suédois à émiettez dans la salade

Sauce : ½ c à café de moutarde, 1 à s de vinaigre balsamique, jus d’½ citron, 1 cuillère à s de crème liquide allégée OU 1 c à s de mayonnaise avec 2 c à s de crème liquide allégée. Sel, poivre.

Adaptations

Version nausées : peut être changez le râpé de jambon fumé (un peu goûtu) par du jambon blanc en lamelles, évitez l’oignon.

Version perte de goût : je ne changerais rien

Version enrichie en lipides : misez sur un peu plus de sauce et remplacez le râpé de jambon par du lard et les pains suédois par des croutons

Version enrichie en protéines : déjà enrichie ! si tous les ingrédients y sont, cela fait 40g


Les cakes protéinés PANACH

Freshly Baked Spinach and Feta Cheese Muffins on Bright Background

A grignoter au cours de la journée, ou à associer à une soupe par exemple,

Pour 6 personnes

  • 200g de farine (épeautre, sarrasin, blé, à votre guise)
  • 1 sachet de levure
  • 100ml de lait
  • 100ml d’huile d’olive
  • 3 ou 4 œufs
  • + les idées adaptées selon les symptômes ci-dessous

Faites chauffer dans un grand moule à cake 60 minutes à 200°C

Version nausées :

  • 150g de jambon blanc en dés
  • 150g de gruyère

OU

  • 150g de courgettes râpées ou en très petits dés
  • 150g de fromage de chèvre frais ou de gruyère (ou moitié/moitié)

Version perte de goût :

  • 150g de saumon fumé en morceaux ou 200g de saumon frais en morceaux
  • 150g de gruyère
  • 1 citron jaune (zeste et jus)
  • thym

OU

  • 150g de jambon fumé/cru
  • 150g de roquefort (ou moitié/moitié avec le gruyère)
  • une dizaine de noix

Version enrichie en lipides :

  • choisissez du lait entier
  • augmentez la dose d’huile d’olive à 150ml
  • et la part de fromage à 150g (en comptant 50g de gruyère, mieux pour la tenue du cake)
  • modulez la recettes avec les adaptations dont vous avez envie.

Version enrichie en protéines :

  • ajoutez 60g de poudre de protéines à la farine. Comptez une part de fromage de 150g. Vous atteindrez pour une part 25 g de protéines environ, surtout si la farine comporte des céréales complètes.

Version légère :

  • Gardez la base, mais avec 100g du fromage de votre choix (plutôt du gruyère pour la tenue)
  • associez 150g de jambon blanc ou fumé,
  • 150g de légumes au choix (carottes râpées, courgettes râpées, tomates, poivrons cuits)

Comment préserver les vitamines des aliments ?

Préserver les vitamines des aliments… sachez que ce n’est pas chose facile. Nos modes de vie et notre consommation « rapide » nous rendent la tâche difficile.

Les vitamines sont des éléments très fragiles, peu résistants à l’air ou à la chaleur.
On parle d’ « oxydation » des vitamines.

Dans quelles situations perdons-nous les vitamines des aliments ?

  • Stockage prolongé des aliments avant consommation
  • Préparation des aliments à distance de la consommation : sans leur peau, ou déjà coupés, leurs vitamines sont à l’air et s’oxydent (surtout la vitamine C). Et c’est encore plus vrai si les légumes et crudités sont coupés en tous petits morceaux et lavés après avoir été coupés.
  • Cuisson des aliments : dans l’eau, sous pression (cocotte minute)
  • Quand on réchauffe les plats : on perd de nouveau des vitamines (triste réalité pour les gens qui aiment bien cuisiner d’avance…)

Comment préserver les vitamines ?

  • Achetez régulièrement vos fruits et légumes
  • Préparez quand cela est possible vos crudités et légumes juste avant de les consommer
  • Ne pelez pas la peau d’un fruit à l’avance
  • Utilisez des anti-oxydants : quand les crudités et légumes sont coupés, ajoutez un filet de citron. Ceci réduit l’oxydation des vitamines
  • Si possible, privilégiez la cuisson vapeur : pas de contact direct avec l’eau, température un peu plus faible et pas de pression. (cuit-vapeur, panier-vapeur)
  • Vous pouvez faire sauter vos légumes à la poêle : cuisson à feu vif et brève (à l’asiatique)
  • Vous pouvez cuire les légumes à l’étouffée : avec un fond d’eau dans la casserole et à couvert, de façon douce et prolongée : les légumes cuisent dans leur eau propre qu’on réutilisera (dans des sauces, ou des soupes par exemple)
  • Pour les vitamines présentes dans les viandes et poissons, la cuisson à basse température, en papillote est une bonne stratégie. On évite tout de même l’aluminium pour des raisons écologiques et toxicologiques. Mais il existe aujourd’hui des solutions pour faire des papillotes sans aluminium ! 😉
  • L’été, consommez des soupes froides juste mixées dans un blender
  • Utilisez des herbes aromatiques

Voici une petite idée de salade à préparer juste avant de la consommer : une tomate, un concombre, un poivron, un jus de citron, du persil/ de la coriandre, de l’huile de colza … et là, on est au top de la vitamine !

Et la congélation ?

Cela détruit surtout la vitamine C, oui mais : 

La congélation sauve la vie des gens ayant peu de temps pour les courses et la cuisine, donc oui, utilisez des produits surgelés (non cuisinés, bien sûr, haricots verts, brocolis, carottes et autres).
Sachez consommer la vitamine C autrement : un peu de persil et un zeste de citron non traité en assaisonnement ? d’autres herbes aromatiques ? une orange ou un kiwi en dessert ?
En voilà une bonne idée ! A vos assiettes vitaminées !

Les crucifères

Et si on parlait des légumes crucifères ?

N’en doutez pas ! Manger des fruits et des légumes en bonne quantité permet d’allonger la survie, d’éviter des maladies cardiovasculaires et différents cancers (en particuliers digestifs)

En effectuant ma recherche hebdomadaire sur alimentation et santé, j’ai découvert un article d’une bonne revue scientifique sur les légumes crucifères et la santé. 

Pour commencer, quels sont les légumes crucifères ? 

  • le chou kale
  • le chou-fleur
  • le chou de bruxelles
  • le brocoli
  • le chou-rave
  • le rutabaga (un légume racine)
  • le navet (un autre)
  • le chou vert
  • la moutarde brune
  • la roquette
  • le cresson
  • les épinards
  • tous les autres choux

Tous ces légumes qui ont une forte teneur en vitamines et minéraux.

C’est une équipe japonaise qui a réalisé cette étude et elle concernait une population japonaise, même si notre ADN est vraisemblablement différent,  on peut estimer possible, sans trop de risque, que les légumes crucifères aient les mêmes effets en Europe !

L’étude comptait 88 184 participants, âgés de 45 à 74 ans, sans antécédents de cancer, d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Les participants ont été suivis pendant une durée de 16,9 années ! 15 349 décès ont été enregistrés.

Ils ont partagé la population initiale en 5 selon la quantité de légumes crucifères consommés (de la plus faible consommation à la plus forte). 
Plus la consommation de légumes crucifères était importante, plus la mortalité par cancer était faible chez les hommes, et plus la mortalité liée aux maladies cardiaques et cérébrovasculaires était faible chez les femmes.

Une consommation plus élevée de légumes crucifères sur l’ensemble de la population était associée à un risque réduit de mortalité toutes causes confondues.

(Mori et al. Clin Nutr. 2019 Apr;38(2):631-643.)

Il s’avère qu’une étude sur une population chinoise importante avait montré des résultats comparables en 2011 ! Et dans le cadre de cette étude, il a notamment été noté une réduction des maladies cardiovasculaires.

(Zhang et al., Am J Clin Nutr. 2011 Jul;94(1):240-6.)

En Europe, les études concernent les légumes en général, et je vous en montrerai certaines une fois prochaine.

Nous consommons peu de légumes crucifères par rapport aux autres sources de légumes, c’est peut être dommage, ne les mettons pas de côté ! 
Remplacez la laitue par des jeunes pousses de chou kale de temps en temps 🙂

A bon entendeur !

Le chocolat

Confinement & chocolat : faut il manger du chocolat à Pâques cette année ?

N’oubliez jamais que l’alimentation à deux vertus : vous nourrir et vous faire plaisir. Voici quelques éléments scientifiques pour vous encourager à ne pas faire l’impasse sur ce doux moment de l’année, surtout dans les circonstances actuelles.

Le chocolat et nos performances cognitives

Impossible de ne pas vous raconter cet article très atypique paru dans la revue scientifique médicale la plus lue ! Auparavant, quelques études avaient montré un effet du chocolat sur les fonctions cognitives, aussi cet auteur new-yorkais, en 2012, a comparé la consommation annuelle de chocolat des habitants d’un pays et la « production » de prix Nobel. La relation est plutôt claire et épatante !

Plus les habitants d’un pays consomment du chocolat plus le pays produit de prix Nobel (cf image).

Chocolate Consumption, Cognitive Function, and Nobel Laureates – Franz H. Messerli, N Engl J Med 367;16

Allez soyons raisonnables sur les interprétations tout de même… l’évaluation de la consommation est basée sur la production de chocolat … , on ne connaît pas la consommation personnelle des prix Nobel, et on ne peut conclure à une causalité entre chocolat et fonctions cognitives sur ces simples données d’observation. Mais cela laisse songeur, non ?

Mangez du chocolat mais mangez le en pleine conscience !

Voici une expérience assez intéressante. Le chocolat pourrait avoir des vertus proches de certains antidépresseurs (même s’il manque des données scientifiques solides).
258 personnes ont été divisées en 4 groupes pour participer à l’une des expériences suivantes :

  • manger du chocolat au lait (15g) sans en prendre conscience,
  • manger du chocolat au lait (15g) en méditant en pleine conscience,
  • manger des crackers (14g) sans en prendre conscience,
  • manger des crackers (14g) en méditant en pleine conscience

Dans les suites, une humeur positive était ressentie uniquement chez les individus ayant mangé leur portion de chocolat en pleine conscience ! (figure)

The sweet life: The effect of mindful chocolate consumption on mood Brian P. Meier Appetite 108 (2017) 21-27

En pratique, plutôt que de picorer en culpabilisant, entre deux activités, sans gérer la quantité : asseyez vous, prenez le temps au calme de savourer le chocolat que vous mangez, vous ressentirez le bonheur de manger du chocolat ! (et vous vous désintéresserez du reste de la boîte s’il devait être mangé à la va vite !)

PRENEZ LE TEMPS DE VOUS FAIRE PLAISIR !

Joyeuses Pâques

Savez-vous quel est le niveau d’activité physique recommandé mondialement pour être en bonne santé ?

L’activité physique englobe les déplacements (par exemple la marche ou le vélo), les tâches quotidiennes (et activités ménagères mais aussi professionnelles), les activités ludiques, l’éducation physique chez les enfants ou l’exercice planifié. Afin d’améliorer leur endurance cardio respiratoire, leur état musculaire et osseux, et réduire le risque de maladies non transmissibles (cancers et maladies cardiovasculaires) et de dépression, les adultes âgés de 18 à 64 ans devraient pratiquer au moins, au cours de la semaine :
1. Des activités d’endurance :
150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue.
Et pour des bénéfices supplémentaires :
Jusque 300 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité modérée ou 150 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue.
2. Des exercices de renforcement musculaire :
au moins deux jours par semaine, des exercices faisant intervenir les principaux groupes musculaires.

Référence : https://www.who.int/dietphysicalactivity/factsheet_recommendations/fr/